Comment agir ?

Une problématique qui nous concerne tous …

 

Les gestionnaires travaillent aujourd’hui pour essayer de limiter l’expansion des plantes exotiques envahissantes, mais pour réussir à les éradiquer il faut prendre le problème à la source. En effet, même si les introductions volontaires sont devenues plus rares du fait de la prise de conscience liée aux nuisances qu’elles engendrent, les flux d’introductions accidentelles eux ne cessent de croître. Aujourd’hui, les activités de jardinage (plantations et dépôts sauvages de déchets verts) sont les principaux facteurs de dispersion de ces espèces végétales.

 

Les bons gestes

 

Pour vos jardins :

Premièrement, il est nécessaire de limiter au maximum l’achat de ces plantes pour éviter qu’elles ne « s’échappent » par la suite de vos jardins. Pour cela, il est préférable de vous renseigner (sur internet, avec des guides botaniques ou auprès de vendeurs spécialisés) sur l’aire d’origine ainsi que le statut (envahissante ou non) de la plante que vous désirez acheter.

 

Si vous avez planté l’une de ces espèces dans votre jardin, l’essentiel est de faire en sorte qu’elle n’en sorte pas. Plusieurs actions peuvent être réalisées (qu’il faut adapter à l’espèce visée) : éliminer les drageons et rejets, en particulier s’ils sortent de votre propriété ; couper les fleurs une fois fanées pour éviter la formation des graines ; dans le meilleur des cas, retirer cette plante et la remplacer par une espèce locale (ou non envahissante) qui possède des propriétés ornementales ou des fonctions similaires. De plus, planter de telles espèces aura l’avantage de favoriser la conservation de la flore locale et de la faune qui y est associé.

 

Figure 1 : de nouvelles pousses de bambou s'échappent petit à petit de la haie où ils ont été planté (source: https://www.dealabs.com/bons-plans/bambous-traants-250-mtres/253668). 

 

De plus, si vous possédez un aquarium, éviter de vider l’eau qu’il contient directement dans la nature. L’eau en question pourrait contenir des fragments ou des graines de plantes aquatiques envahissantes. En effet, une bonne partie des plantes qui envahissent nos rivières et points d’eau sont au départ des végétaux importés pour l’ornementation des aquariums.

 

Figure 2 : zone humide envahit par la Crassule de Helms (en picardie), vendue comme plante d'ornement pour les aquariums (source: http://www.courrier-picard.fr/13639/article/2017-02-28/la-crassule-de-helms-une-plante-abattre-en-picardie-maritime#). 

 

A savoir :

 

L’utilisation des pesticides est fortement déconseillée, même dans la lutte contre les plantes invasives. En effet, la réduction de l’utilisation des pesticides constitue un enjeu important pour la préservation de la ressource en eau, de la biodiversité et pour la santé.

Pour plus d'informations à ce sujet, rendez-vous au www.limousin.zeropesticides.fr. Des alternatives à leur utilisation y sont proposées.

 

Enfin, lorsque vous jardinez, faites attention à ne pas éparpiller vos déchets verts. Préférez les mettre dans des sacs poubelles bien fermés et jetez les avec les ordures ménagères pour s’assurer qu’ils soient incinérés. Sinon, emmenez les à la déchetterie où ils seront brulés (n’oubliez pas de le signaler aux employés de la déchetterie).

 

Figure 3 : arrachage de balsamine en Belgique. Les dechets verts sont stockés dans des sacs poubelles avant d’être brûlés (source: http://www.anhee.be/commune/environnement/pcdn/journee-de-gestion-de-la-balsamine-de-l2019himalaya ). 

 

Dans la nature :

Si vous découvrez l’une de ces plantes en dehors d’une propriété, n’essayez pas de l’arracher. Même si votre intention est bonne, vous risqueriez de favoriser sa dissémination ou de retirez une plante qui ressemble à une invasive sans en être une. Par contre, il est conseillé de prévenir les autorités compétentes. Pour cela il existe plusieurs moyens :

- la saisie de l’observation en ligne, sur le site de l’Observatoire de la Flore Sud Atlantique (http://www.ofsa.fr/) dans la rubrique « contribuer » puis « interface de saisie ». Pour cela, il est nécessaire de créer un compte à votre nom (très facile et rapide).      Ce site est également accessible depuis votre téléphone portable.

- Vous pouvez aussi imprimer chez vous et remplir les fiches d’inventaire mise à disposition par le Conservatoire Botanique National du Massif Central (CBNMC) et la FDGDON Limousin. Pour cela, rendez-vous sur le site internet de la FREDON : http://www.fredon-limousin.fr/ rubrique « environnement », « Espèces exotiques envahissantes en Haute Vienne » et télécharger la « Fiche vierge d’inventaire».  Une fois remplie, vos relevés sont à retourner à l’adresse qui figure en bas de la fiche.

Ces données seront vérifiées par le CBNMC puis transmises aux différents acteurs afin qu’une gestion efficace soit mise en place.

 

A savoir :

 

Si vous souhaitez connaître la répartition d'une espèce (peut importe son statut) ou vérifier que la plante que vous observez a déjà été signalée, vous pouvez vous rendre sur le site internet de l'OFSA (www.OFSA.fr) dans l'onglet "Consulter" puis "Cartographie". Vous n'avez plus qu'a taper le nom scientifique de la plante en question dans la barre de recherche de la rubrique "Données espèces" pour faire apparaître toute les données recensées sur cette plante à plusieurs échelles.

 

Si vous êtes agent communal ou que vous travaillez en mairie des formations dédiées à la reconnaissance de ces espèces vous permettront d’apprendre les bons gestes pour lutter efficacement contre les plantes envahissantes sur votre commune. N’hésitez pas à vous renseignez auprès de la FDGDON Haute Vienne !

Sur leur site: www.fredon-limousin.fr

Par email: fdgdon87@gmail.com

Ou par téléphone: 05 55 04 64 06

 

Pour les professionnels de l’horticulture et paysagistes qui s’intéressent à cette thématique, vous pouvez valoriser vos compétences et votre engagement en adhérant au « code de conduite plantes envahissantes ». Il se traduit par la mise en place de bons gestes avec notamment l’application de restrictions partielles ou totales d’utilisation de certaines plantes reconnues comme invasives.

Plus d’informations au: www.codeplantesenvahissantes.fr

 

Si vous possédez quelques bases en botanique, vous pouvez même intégrer le réseau d’observateurs du Conservatoire Botanique National du Massif Central. Les inscrits sont d’une aide précieuse car ils participent activement à la mise à jour de la base de données floristique.

Vous pouvez les contacter depuis leur site internet: www.cbnmc.fr

Ou par téléphone: 05 55 77 51 47

 

Enfin, la prévention reste le meilleur moyen d’éviter l’installation de nouvelles espèces envahissantes et de limiter la propagation de celles que l’on retrouve déjà sur le territoire. Pour cela, n’hésitez pas à en parler autour de vous et à vous renseigner d’avantage sur le sujet. Vous pouvez en apprendre plus sur internet, dans des livres, ou lors d’animations organisées par les différents acteurs impliqués dans la lutte contre les plantes envahissantes.

 

Les bonnes adresses :

 

Sur internet:

- Le site de la FDGDON Haute Vienne: www.fredon-limousin.fr

- Le site du CBNMC: www.cbnmc.fr

- Le site de l’Observatoire Limousin des Plantes Exotiques Envahissantes: www.plantes-exotiques-envahissantes-limousin.fr

- Le site de l’Observatoire de la Flore Sud Atlantique: www.OFSA.fr

Sur ces sites vous trouverez notamment des fiches espèces pour les plantes invasives les plus répandues dans la région.

 

- Le site du code de conduite plantes envahissantes pour les horticulteurs et paysagistes: www.codeplantesenvahissantes.fr

 

Les guides botaniques spécialisés:

- Fried G. (2017). Guide des plantes invasives. Edition Belin. 304 p.

- Hudin S, Vahrameev P, et al. (2010). Guide d’identification des plantes exotiques envahissant les milieux aquatiques et les berges du bassin Loire-Bretagne. Fédération des Conservatoires d’espaces naturels. 45 p.

Et d’autres…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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